«Mes parents ne me laissent aucune liberté»: l’Office cantonal des mineurs comme outil d’émancipation pour les jeunes filles étrangères? (Neuchâtel, 1960-1970)

Le cas des jeunes filles italiennes placées dans le canton de Neuchâtel est doublement intéressant du point de vue de la migration et du droit des mineurs·es. D’une part, le placement extra-familial est un processus complexe et constitue une situation de «migration intérieure», d’une famille à une institution ou à une autre famille. D’autre part, ces jeunes filles utilisent les structures cantonales de protection de l’enfance en leur faveur, dans le but de s’émanciper et de résoudre le décalage culturel qui existe entre leur famille et le milieu extérieur dans lequel elles évoluent au quotidien.

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