La richesse dans les banques: formes d'épargne et de dépôt, confiance et rôle de l'État (XIX-XX siècle).

La richesse privée est souvent déposée, sous différentes formes, dans les instituts bancaires. Le développement des banques a ainsi été accompagné au XIX et au XX siècle d'une diffusion de carnets d'épargne, de comptes courants, de titres financiers et de services de dépôts. Quelles sont les modalités avec lesquelles ces formes de richesse se sont répandues en Europe et aux États-Unis auprès des différentes couches sociales et des différentes catégories de banques (grandes banques, banques territoriales, caisses d'épargne, Raiffeisen et autres instituts)? Est-ce que l'on retrouve des analogies entre les systèmes financiers 'bank-oriented' et 'market-oriented'? De plus, quels rôles ont joué l'innovation de produit, réalisée par le secteur bancaire, et la garantie des dépôts qui s'est progressivement mise en place au cours du XX siècle? En effet, la relation entre l'épargnant et la banque comporte une dimension de confiance qui peut être renforcé par des systèmes de garantie (privés, réglementaires ou autres) mais aussi par la surveillance du secteur bancaire, souvent réalisée par une autorité publique. La richesse déposée auprès des banques est ainsi influencée par plusieurs facteurs à la fois économiques, sociaux et institutionnels.

Une approche de longue durée et ouverte à des comparaisons internationales permet d'identifier les différentes phases dans le cycle de vie des produits bancaires avec l'essor mais aussi le possible déclin en raison de la diffusion d'instruments nouveaux ou de transformations législatives et techniques. De plus, les systèmes de garantie des dépôts et la surveillance prudentielle du secteur bancaire qui ont été progressivement mis en place peuvent être analysé dans leurs effets et conséquences de long terme.

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