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«Fighting Famine»: la question de l’alimentation au sein des organisations internationales

La nature est la première et principale pourvoyeuse de nourriture pour les hommes. Plus largement, l’agriculture et l’élevage ont progressivement permis aux êtres humains de contrôler, rentabiliser et de tirer profit de ce qu’offrait la nature pour leur consommation. Les questions alimentaires, qu’elles concernent l’accès à la nourriture, les relations commerciales ou bien la gestion des ressources agricoles, ont structuré les relations entre populations depuis l’Antiquité. Au cours des XIXe et XXe siècles, avec le développement des premières organisations internationales puis non-gouvernementales, ces questions ont pris une dimension nouvelle, tant au niveau des acteurs engagés que des champs d’action. Cela s’est traduit de plusieurs manières: la rentabilité des sols et graines, la marchandisation – voire même de la financiarisation – des denrées ou l’aide alimentaire en sont des exemples parmi d’autres.

Ce panel souhaite s’intéresser plus précisément à la manière dont l’alimentation est appréhendée au sein des organisations internationales ou non-gouvernementales dans l’après-guerre. En effet, la question de la faim, de la malnutrition et de la famine devient une partie centrale du mandat de certaines d’entre elles. Ainsi, au sein du système onusien, l’UNICEF, l’OMS, la FAO ou encore le PAM s’attaquent à des aspects particuliers de cette problématique. En outre, la création d’ONG dédiées presque exclusivement à combattre la faim témoigne d’un élargissement des acteurs impliqués dans ce mouvement. CARE, Oxfam ou bien Action contre la faim incarnent l’implication grandissante d’une partie de la société civile dans cette lutte.

La politisation de la problématique alimentaire élargit considérablement les possibilités d’action de ces organisations, qui prennent en charge une compétence dévolue en premier lieu à l’État. La multiplicité des théâtres d’intervention – guerres, aléas climatiques ou mauvaises récoltes - accentue les crises liées à l’accès à l’alimentation, permettant ainsi à ces organisations internationales et ONG d’intervenir. Il s’agira d’interroger, au travers d’études de cas, non seulement les stratégies proposées par les différents acteurs pour lutter contre la faim, mais aussi la matérialité ainsi que la réception de ces aides alimentaires.

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