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Nature en ville et villes dans la nature. Paysages, monumentalité et jardins dans les villes de montagne (XIIe-XIXe s.)

Les études sur le monde urbain – avec leurs multiples approches s’étendant des analyses sur le microclimat à celles sur ses relations avec le paysage et le territoire – mettent de plus en plus en évidence l’interdépendance étroite de tous les éléments qui le composent, qu'ils soient naturels ou artificiels, externes ou internes.

Mais comment la relation avec la nature change-t-elle dans les villes de montagne par rapport aux villes de plaine ? D’après Giuseppe Dematteis : «Quella alpina è stata per lungo tempo una civiltà urbana, oltre che rurale», cette observation soulignant que l’opposition entre montagnes et villes est moins tranchée qu’on pourrait le croire.

Au même moment, contrairement aux villes de plaine celles de montagne doivent se confronter à la monumentalité de la nature et des paysages qui les entourent. Dans les régions de montagne, la comparaison est directe; les villes alpines ne peuvent pas échapper à une vision qui les apprécient par rapport à un environnement naturel beaucoup plus impressionnant que celui urbain.

Au fil des siècles, les voyageurs ont laissé de nombreux témoignages sur les signes attribuant aux villes de montagne une monumentalité qui ne relevait pas de la taille ou de la beauté de son bâti, soit ses édifices, ses églises ou ses remparts. D’après un voyageur du milieu du XIXe siècle, remonter la vallée du Rhône en direction de Sion, en observant les hauts sommets du massif depuis les Diablerets qui la surplombent, produisait une étrange impression. La ville, qui n’était «ni brillante ni grande», qui n’affichait aucun bâtiment intéressant, «à part sa veille cathédrale», située dans les plaines fertiles du fond de la vallée et entourée d’anciennes murailles à l’intérieur desquelles s'élevaient les deux affleurements rocheux de Valère et du Tourbillon, donnait vie à «un tableau d’un effet singulier, à la fois attrayant et imposant».

En renversant le regard et en adoptant une perspective qui va de l’intérieur vers l’extérieur, même dans les petites villes alpines, dans un rapport plus direct avec la nature, il y avait des jardins privés, des parcs publics, des espaces verts et, surtout au Moyen Âge, des zones cultivées, comme le révèlent les sources d’archives ou des ouvrages comme la Topographia Helvetiae de Matthaeu Merian.

Le panel propose donc de porter un «double regard» sur le lien entre la nature «naturelle» et la nature «urbaine». Comment se présente la relation entre la nature et la ville dans les montagnes si on l’observe depuis l’intérieur ou depuis l’extérieur? Comment la relation entre la ville et la nature est-elle caractérisée dans les montagnes? Quelle signification et quelles fonctions ont les jardins et les parcs publics dans les environnements urbains du monde alpin? Est-il possible d’analyser de façon comparative les différences et les similitudes dans la relation avec la nature dans les villes de montagne et celles de plaine?

Versione italiana

Natura in città e città nella Natura. Paesaggio, monumentalità e giardini nelle città di montagna (XII-XIX sec.)

Le analisi del mondo urbano - dagli studi sul microclima a quelli sulle relazioni tra le città, il paesaggio e il territorio - mettono sempre più in evidenza la stretta interdipendenza di tutti gli elementi che lo compongono, siano essi naturali o artificiali, esterni o interni. Ma come cambia la relazione con la natura nelle città di montagna rispetto a quelle di pianura? «Quella alpina - ha scritto Giuseppe Dematteis - è stata per lungo tempo una civiltà urbana, oltre che rurale» rivelando come l'opposizione montagne-città sia meno chiarificatrice di quanto non si sia creduto in passato. Però, nelle aree montane le città devono confrontarsi con la monumentalità naturale del paesaggio, cosa che non accade in pianura. Nelle aree di montagna il confronto è immediato. Le città alpine non possono sottrarsi a uno sguardo che le valuti in relazione a un ambiente naturale assai più poderoso di quello urbano.

Tuttavia, lungo i secoli i viaggiatori hanno anche lasciato testimonianza di come città di montagna acquistino una monumentalità non connessa alla dimensione o alla bellezza degli edifici pubblici, delle chiese o delle mura. Un viaggiatore, a metà dell'Ottocento, scriveva che risalire la valle del Rodano verso Sion, osservando le alte cime del massiccio del Diablerets sopra di essa, produceva una strana impressione. La città, che pure non era «ni brillante ni grande», che non conteneva nessun edificio interessante, «a part sa veille cathédrale», collocata com'era nelle fertili pianure del fondovalle e contornata dalle antiche mura all'interno delle quali si elevavano i due spuntoni rocciosi di Valére e Turbillon, dava vita a «un tableau d'un effet singulier, à la fois attrayant et imposant».

Rovesciando lo sguardo e assumendo una prospettiva che dall'interno si diriga verso l'esterno, anche nelle piccole città alpine, in rapporto più diretto con la natura, erano presenti giardini privati, parchi pubblici, aree verdi e, soprattutto in età medievale, aree coltivate, come ci rivelano le fonti d'archivio od opere come la Topographia Helvetiae di Matthaeu Merian.

Il panel propone, dunque, di rivolgere un «doppio sguardo» sul nesso tra natura «naturale» e natura «urbana». Come si presenta il rapporto natura-città in ambito montano se osservato dall'interno o dall'esterno? Come si caratterizza il rapporto tra città e natura in ambito alpino e montano? Quale significato e quali funzioni esprimono giardini e parchi pubblici in una realtà urbana di montagna? E' possibile analizzare comparativamente le differenze e le somiglianze del rapporto con la natura nelle città montane e in quelle di pianura?

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