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Sciences du ciel et de la terre miroirs des civilisations

La piste de recherche « Nature et savoir » nous amène à présenter cette proposition. Le ciel et la terre sont des composantes majeures de la nature, tant par leur omniprésence que par leur impact sur la vie des êtres humains. Depuis toujours, le ciel et la terre interpellent les femmes et les hommes. L’observation de la nature joue un rôle essentiel dans le développement des civilisations et du savoir humains. Un cercle en constant renouvellement s’enchaîne ainsi entre découvertes et apprivoisements, interagissant avec les cycles de vie naturels et humains.

À l’égard du cosmos et du monde, le savoir humain évolue selon les apports de chaque civilisation et selon les interactions des dynamiques de pensée, influencées par des facteurs politiques, religieux et sociaux. Entre la nature et les êtres humains il n’y a donc pas seulement un rapport de connaissance, mais aussi de conception et de représentation. À ce niveau, se dégagent des enjeux, que nous pouvons exemplifier à l’aide d’axes thématiques se structurant autour de champs disciplinaires et de perspectives spatio-temporelles diversifiés.

À la suite de la publication de l’œuvre de Copernic en 1543, la forme du ciel suscite des débats qui prennent de l’ampleur. La question principale se pose quant au visage du cosmos : quel corps céleste peut-il être défini comme central ? Plusieurs modèles cosmologiques différents se confrontent et s’opposent, chacun amenant des solutions mais aussi des problèmes. Après 1570, l’astronome danois luthérien Tycho Brahe (1546-1601) s’affirme pour avoir élaboré un modèle géo-héliocentrique intégrant le système copernicien avec celui ptolémaïque et pour avoir contribué au développement du calendrier grégorien. Sa renommée est due surtout à ses observations très précises. Mon propos se focalise essentiellement sur la réception de son modèle cosmologique. Pourquoi celui-ci, œuvre d’un protestant, a été amplement admis par Rome, tandis que la plupart des réformés réservaient plus d’accueil au modèle du catholique Copernic ? Cette question et les réponses qu’elle appelle sont autant d’aides pour une compréhension ciblée d’une époque dont les influences culturelles sont aujourd’hui encore perceptibles.

La terre offre une multiplicité de facettes, dont les milieux de montagne ont été privilégiés. Ils sont abordés avec une approche d’histoire politique et économique focalisée sur une aire géographique plus modeste : la Suisse. L’époque retenue s’étend entre la fin de l’Ancien Régime (1798) et l’affirmation des courants de la Régénération (année 1830 et suivantes). À partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle émerge une nouvelle science du sol, la physiocratie. Cette pensée suscite dans les milieux intellectuels et politiques des réflexions et des actions qui s’intensifient pendant la période évoquée, surtout dans les nouveaux cantons issus de l’Acte de Médiation (1803).

Présentations prévues:

Maurizio Raselli

Alessandro Ratti

Il reste un emplacement d’exposé à définir par le Call for Papers.

Responsabilité