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Die «natürliche» Liebe. Elitevorstellungen und lokale Praktiken (1700-1850)

«Denn hier, wo die Natur allein Gesetze giebet,/Umschließt kein harter Zwang der Liebe holdes Reich», so Albrecht von Haller im 1728 veröffentlichten Gedicht «Die Alpen». Seit der Aufklärung und verstärkt seit Beginn der Romantik war die Frage nach dem Wesen, der ‹Natur› der Liebe bzw. danach, ob die Liebe etwas Natürliches oder Kulturelles sei und wie diese Ontologie zu bewerten sei, Teil einer politischen Auseinandersetzung zwischen – vereinfacht ausgedrückt – einem neuen, erstarkenden Bürgertum und der damaligen Aristokratie. Dabei trat die Liebe, insbesondere in (bildungs-) bürgerlichen Texten, immer wieder in Beziehung mit der Natur. D.h., der in der Praxis geführte Aushandlungsprozess über das Wesen der Liebe fand während der Sattelzeit einerseits seinen ideellen Referenzpunkt in der Gefühls-, Beziehungs- und Sexualpraxis in der Landbevölkerung. Andererseits wurde die Liebe in Verbindung mit der Natur und ihrer Natürlichkeit zu einem allgegenwärtigen Kampfbegriff in der politischen Praxis reformorientierter Kräfte, die eine gesellschaftliche Emanzipation anstrebten.

Parallel dazu lassen sich gewichtige soziale Entwicklungen feststellen, die über bürgerliche Konstruktionsarbeit hinausweisen. Leidenschaftliche Beziehungen können auch in obrigkeitlich produzierten Gerichtsquellen und Konsistorialakten beobachtet werden. Auch die nach wie vor stigmatisierten illegitimen Verbindungen und die voreheliche Sexualität, aus denen in französischer Sprache nota bene «enfants naturels» resultierten, erfuhren in allen Gesellschaftsschichten einen Boom.

Mit diesen Erscheinungen verband sich eine historische Gefühlspolitik, die, anfänglich in der «natürlich» lebenden ländlichen Bevölkerung verortet, den Ursprung für das Narrativ der natürlichen Liebe bildete. Gleichzeitig wurde die «Natur» zum unumgänglichen Bezugspunktpunkt für Ärzte und Wissenschaftler, die die gesunde – eheliche – Sexualität definierten. Schliesslich diente der neue Liebesbegriff auch zur Abgrenzung gegenüber denselben ländlichen Schichten, deren Natürlichkeit anfänglich idealisiert wurde.

Das vorliegende Panel sucht erstens nach historisch spezifischen Beispielen und Quellen für die Sichtbarmachung der Relation zwischen der populären Beziehungspraxis breiter Bevölkerungsschichten mit dem bürgerlichen Narrativ der Natürlichkeit der Liebe, also nach der Schnittstelle zwischen bürgerlich-emotionalem Emanzipationstopos und historischem Handeln und Fühlen der zeitgenössischen AkteurInnen. Zweitens interessiert die mit dem bürgerlichen Narrativ der natürlichen Liebe verbundene Herrschaftspraxis über die Gefühle und Beziehungen populärer Gruppen. Drittens, in welcher Weise lässt sich die Gefühlswelt beziehungsweise -praxis breiter Bevölkerungsschichten in den Quellen operationalisieren und mit Aspekten der bürgerlichen Gefühlspolitik, d.h. z.B. mit Auseinandersetzungen um illegitime Beziehungen, in Zusammenhang bringen?

Version française

Depuis le siècle des Lumières, et plus encore avec l’essor du «nature» - de l'amour anime les débats philosophiques et politiques entre une nouvelle bourgeoisie qui se renforce et l'aristocratie de l'époque. La célèbre phrase d'Albrecht von Haller, dans son poème «Die Alpen» de 1728, en atteste.

La controverse se situe autour du caractère culturel ou au contraire naturel de l'amour, et sur la manière d’évaluer cette ontologie. Dès lors, l’amour est régulièrement mis en relation avec la nature, particulièrement dans les textes émis par la bourgeoisie issue des milieux instruits. D’une part, dans ce processus de négociation autour de la nature de l'amour qui s’opère durant le «Sattelzeit», la population rurale incarne un modèle idéalisé en matière de sentiments, de relations et de sexualité. D'autre part, l'amour, en relation avec la nature et son caractère naturel, devient un motif de lutte omniprésent dans la pratique politique des forces réformatrices qui défendent l'émancipation sociale.

Parallèlement, et au-delà de cette construction bourgeoise, d’importants développements sociaux peuvent être observés. En effet, les relations sentimentales se manifestent également dans les sources judiciaires et les dossiers consistoriaux produits par les autorités. Les unions illégitimes et la sexualité prénuptiale – desquelles résultent les naissances d’«enfants naturels» –, connaissent alors un essor dans toutes les classes sociales.

Ces phénomènes peuvent être mis en relation avec une politique historique du sentiment qui, initialement concentrée sur la population rurale supposée vivre «naturellement», est à l'origine du récit de l'amour naturel. Dans le même temps, la «nature» devient la référence obligée pour les médecins et les scientifiques qui s’attachent à définir la sexualité saine, c’est-à-dire matrimoniale. Finalement, le nouveau concept d'amour sert de mode de distinction sociale à l’égard de ces mêmes classes rurales dont le caractère naturel avait à l’origine été idéalisé.

Tout d’abord, ce panel propose d’étudier des exemples et des sources spécifiques qui permettent de mettre en évidence le rapport entre les relations intimes telles qu’elles sont pratiquées par de larges couches de la population et le récit bourgeois sur le caractère naturel de l'amour. En d’autres termes, il s’agit de s’intéresser à l'interface entre les actions et sentiments des acteur·rice·s contemporain·e·s et le topos émotionnel bourgeois de l'émancipation. Ensuite, ce panel entend réfléchir à la stratégie de domination sur les sentiments associée au récit bourgeois de l'amour naturel. Enfin, il pose la question de savoir si l’univers sentimental et les expériences émotionnelles de larges pans de la population peuvent être identifiés dans les sources et mis en relation avec cette politique bourgeoise, notamment par le biais des conflits liés aux relations illégitimes.

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