Variole, variolisation et vaccination en Algérie

À l’arrivée des Français dans le territoire algérien les populations natives pratiquent la variolisation. Progressivement d’autres pratiques se mettent en place importées par les colons: la vaccine et ensuite la vaccination. Alors que les trois coexistent jusqu’à la fin du XIXe siècle, les médecins locaux les considérant plus ou moins de la même efficacité prophylactique, au début du XXe les discours changent à propos de la vaccination qui devient le seul remède possible. C’est l’essor de l’Institut Pasteur en Algérie qui en accord avec la métropole va imposer le monopole de ses produits pour la France ainsi que l’obligation vaccinale. Dans cette communication on reviendra sur les enjeux et les aléas de la classification de maladies infectieuses prenant comme paradigme la variole. À travers une analyse des sources d’archives conservées aux ANOM on reviendra sur la naissance d’un empire industriel en suivant un personnage central: le médecin Edmond Sergent, directeur de l’Institut pendant un demi-siècle (1912-1962); ainsi que sur la collaboration avec son frère Etienne, biologiste.

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