La trajectoire des stations de sports d’hiver dans le Valais. Quelles interrelations entre architecture, environnement et représentations?

Notre contribution présente les premiers résultats d’une recherche postdoctorale qui étudie les processus d’obsolescence touchant aujourd'hui un nombre croissant de stations de sport d’hiver alpines. Le travail porte plus spécifiquement sur les installations construites en Valais dans l’après-Seconde Guerre mondiale et adopte une approche et des méthodes de l’histoire environnementale. Nous proposons de penser l’obsolescence des sites touristiques comme une crise qui intervient au niveau des interrelations entre les composantes biophysiques (les éléments identifiés comme étant des ressources) et anthropiques (les acteurs, les pratiques, les représentations).

Quelles ont été les influences réciproques entre la construction de nouveaux établissements et la transformation des diverses composantes d’un territoire (notamment l’hydrographie, la forêt, la géologie, le foncier)? Comment le discours autour de la protection de l’environnement et du paysage et la mise en place d’outils et des normes sur l’aménagement du territoire a-t-il interagi avec la création de stations nouvelles et avec leur évolution? Enfin, comment la transformation des pratiques touristiques a-t-elle concerné l’identification et l’exploitation de ressources naturelles dans les sites de haute montagne, et vice-versa? Une comparaison entre les trajectoires de deux stations intégrées (Aminona et Thyon 2000) permettra de faire émerger l’importance des caractères spécifiques à chacun des deux territoires.

Les outils de la recherche architecturale (analyse des dessins et de la cartographie) complètent une analyse historique des sources collectées dans divers fonds d’archives et contribuent à la compréhension d’une histoire longue, avec une attention particulière aux composantes spatiales et paysagères.

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